12/05/2017

Ce 13 mai, centenaire des apparitions à Fatima (portugal)

                  Un jour à Fatima ?

    C'était il y a tout juste 100 ans, le 13 mai 1917, dans une bourgade perdue du Portugal. Lucia, Francisco et Jacinta, trois jeunes enfants du village de Fatima, virent pour la première fois la Vierge Marie. Ils la verront ensuite le 13 de chaque mois jusqu'en octobre de la même année. Depuis un siècle, des foules du monde entier se rendent à Fatima pour prier Marie. En cette année anniversaire, le pape François sera, lui aussi, dans la foule des pèlerins pour prier celle qui s'est présentée comme Notre-Dame du rosaire et qui a appelé à la prière pour la paix. Nous vous proposons de vous unir à tous ces pèlerins pour prier pour la paix du monde en méditant les mystères lumineux avec Notre-Dame de Fatima.

    En ce mois de mai, voici une méditation contemporaine sur la place de Marie dans la foi des catholiques:

                Le mot de Christus : Celle qui a cru !

 

     Profitons du mois de mai, dit « de Marie », pour admirer cette figure de foi donnée en exemple à tous, hommes et femmes réunis, dont la contemplation laisse cependant certains songeurs. Une forme de culte à Marie a fait d’elle une reine céleste et désincarnée. Comment se reconnaître dans la figure, si répandue en notre imaginaire catholique, d’une femme pure et pieuse à la pose compassée ? Peut-on se sentir des affinités avec une statue aux tons pastel, perchée si haut sur un piédestal ? Ou se retrouver dans ce visage à l’ovale parfait, jamais marqué par le temps, qui arbore si fréquemment le sourire de la béatitude ?

    Mais qui donc vit dans un univers tout en rondeurs et en paix ? Nos existences sont loin d’être peintes en teintes pastel, les traits dominants n’en sont pas souvent la courbe. De même dans la vie de la mère de Jésus, il n’y a pas eu d’échappée par le haut, ni d’harmonieux arrondis mais plutôt des lignes brisées, une vie fracturée, des fuites et des incompréhensions pour aboutir à ce précipice qui fut le lieu du non-sens (après, seulement, pouvait commencer l’espérance de la foi). Le scepticisme qu’une telle image idéalisée de la foi inspire à certain(e)s est bien légitime, Marie la première ne doit pas souvent se reconnaître dans le miroir que les peintres de la piété mariale lui ont tendu. Alors, nombreux sont ceux qui l’ont abandonnée ou qui ne recourent à elle que comme on ferait avec une Reine : emprunts de déférence.

      Marie est trop facilement dépeinte comme celle qui n’a pas douté, la croyante qui a dit « oui » d’emblée ! Aucun cris ni pleurs, nulles incertitudes, rien de cela n’apparaît explicitement dans le texte. Est-ce bien cela l’exemplarité de la foi : une forme d’impassible certitude ? On peut en douter. Ce n’est pas parce qu’elle est intouchée et vierge que Marie est exemplaire mais parce qu’elle est humaine comme nous, qu’elle a été transpercée par bien des épreuves comme nous (ou plus que nous) et qu’elle n’a pas baissé les bras. Marie, c’est la figure de celle qui a tenu bon dans l’adversité avec ténacité et nous aimons à penser avec un peu de pugnacité ! Sinon, comment aurait-elle pu tenir, résister ainsi dans une vie si rude, traversée par l’opprobre, la pauvreté, le rejet, l’insécurité, le veuvage, la solitude, l’incompréhension et la violence ? Marie, c’est aussi l’exemple de celle qui n’a jamais quitté Jésus. Les évangiles montrent sa présence discrète tout au long de la vie publique du Christ, jusqu’à la fin et même après (elle est avec les disciples à la Pentecôte). Ce que Marie nous enseigne, c’est que le combat intérieur, même quand il est invisible, n’en est pas moins réel. Marie nous apprend que Dieu n’est pas celui qui nous arrache au malheur, mais nous accompagne dans la traversée, si nous acceptons de garder nos yeux rivés sur lui. Croire, c’est entrer dans notre histoire, la prendre à bras-le-corps et la regarder droit dans les yeux. Il y a de l’inconsolable dans la vie de Marie et c’est ce qui fait d’elle notre meilleure consolatrice.

 

Joyeux mois de mai à tous, La rédaction de Christus (*), revue de spiritualité jésuite de France. 

06:46 Écrit par webmaster Saint-Martin | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Merci! C'est magnifique! Ça nous donne plein d'espoir et un exemple extraordinaire

Écrit par : Martine | 14/05/2017

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