19/11/2016

Réunions de catéchèse

Pour rappel, ce dimanche 20 novembre à 9h, réunion à l'église du groupe des grands de Profession de Foi.

iDmanche 27 novembre 27 novembre, dans les locaux paroissiaux, à côté de la cure, réunion avec le P.Yves du groupe des premières communions (3è primaire) à 9h15 précises. On préparera l'Avent.

 

A 9h30 précises (P.Honoré) les enfant de l'accueil, 2è primaire, se retrouveront pour un même thème abordé autrement.

Les enfants recevront le petit missel junior de novembre-décembre;

La rencontre sera suivie de la messe présidée par le P.Honoré à l'église avec les parents.

14:33 Écrit par webmaster Saint-Martin dans catéchèse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : réunions de catéchèse |  Facebook |

Inauguration de la nouvelle salle PERWEX de l'entité (L'Avenir - BW)

Perwex: la plus grande salle de Perwez

  • article du 19-11-2016 @ - Gilbert PIERARD - L'Avenir

 

On inaugurait ce vendredi la Maison de l’entité de Perwez: une grande salle flanquée d’une cafétéria, qui peut aussi servir de (petite) salle.

 

Baptisée Perwex, la Maison de l’entité de Perwez a été inaugurée ce vendredi 18 novembre. C’est une réalisation majeure dans la commune. Les invités ont pu découvrir les caractéristiques de cette salle exceptionnelle pour une commune de cette taille. Le dossier a mis du temps. À l’origine du projet, des réflexions de jeunes de Perwez centre: «Nous n’avons rien pour nous distraire ici, les soirées dans les salles sont interdites…» Il faut dire que d’emblée, début des années 2000, le bourgmestre André Antoine eut l’idée d’un endroit où, loin des habitations, les jeunes pourraient se défouler. D’où l’idée finalement d’une salle polyvalente, pouvant accueillir différentes activités impossibles à imaginer au centre culturel ou dans les salles existantes, fussent-elles rénovées. Justement, un autre objectif était de permettre des activités dans un lieu qui soit très vaste. Autre objectif: proposer une vitrine aux commerces et entreprises. Et pourquoi pas permettre aux associations qui veulent organiser des manifestations importantes, ne fût-ce qu’un souper, de pouvoir disposer d’un lieu agréé par les pompiers.

 

Même les particuliers pourront louer cette nouvelle salle, mais on n’a pas encore les tarifs. Pour y arriver, il fallait trouver des subsides. On a donc confié le projet à la commission locale de développement. Les Perwéziens qui composent cette commission ont ainsi été impliqués dans le projet. Bien entendu, cela a pris du temps mais l’essentiel est que cela ait abouti. Même les représentants de l’opposition ont mis du leur pour que le projet avance.

 

Restait à trouver un site, à bonne distance des plus proches habitations, ce qui est le cas, mais aussi tout près des entreprises et à ici, en lisière du zoning, on ne pouvait rêver mieux.

(ndlr: rue des dizeaux, non loin de l’IFAPAME)

Sans compter qu’au niveau de la mobilité, on n’est pas le long d’une chaussée tout en étant tout près de la N243 et de la future «N29 bis».

 

1 500 000€, subsidiés à 80 %

 

Pourquoi ce nom, Perwex ? Par analogie avec le WEX de Marche-en-Famenne? Sans doute. André Antoine lui met l’accent sur la lettre X, «comme exceptionnelle, voire même extraordinaire.»

 

La nouvelle salle a coûté au total quelque 1 500 000€, subsidiés à 80 %, ce qui ne serait plus possible, ajoute André Antoine, avec les nouvelles normes de la Région wallonne.

 

93cd3537-c089-4ba0-a57c-8e582e965b7a_original.jpg

a0051716-3c03-4169-a8cf-97628586fb1e_original.jpg

1b9118c3-d0ca-4fea-94cb-724ed6a4e11d_original.jpg

14:27 Écrit par webmaster Saint-Martin dans Commune de Perwez | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/11/2016

VOUS N'AUREZ PAS MA HAINE - Antoine Leiris

Antoine Leiris – 16 novembre 2015

Extrait de «Lettre à ma femme et à ses assassins»

 

«  Vendredi soir vous avez volé la vie d’un être d’exception, l’amour de ma vie, la mère de mon fils mais vous n’aurez pas ma haine. Je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux pas le savoir, vous êtes des âmes mortes. Si ce Dieu pour lequel vous tuez aveuglément nous a faits à son image, chaque balle dans le corps de ma femme aura été une blessure dans son cœur.

Alors non je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr. Vous l’avez bien cherché pourtant mais répondre à la haine par la colère ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes. Vous voulez que j’aie peur, que je regarde mes concitoyens avec un œil méfiant, que je sacrifie ma liberté pour la sécurité. Perdu. Même joueur joue encore.

Je l’ai vue ce matin. Enfin, après des nuits et des jours d’attente. Elle était aussi belle que lorsqu’elle est partie ce vendredi soir, aussi belle que lorsque j’en suis tombé éperdument amoureux il y a plus de 12 ans. Bien sûr je suis dévasté par le chagrin, je vous concède cette petite victoire, mais elle sera de courte durée. Je sais qu’elle nous accompagnera chaque jour et que nous nous retrouverons dans ce paradis des âmes libres auquel vous n’aurez jamais accès.

Nous sommes deux, mon fils et moi, mais nous sommes plus forts que toutes les armées du monde. Je n’ai d’ailleurs pas plus de temps à vous consacrer, je dois rejoindre Melvil qui se réveille de sa sieste. Il a 17 mois à peine, il va manger son goûter comme tous les jours, puis nous allons jouer comme tous les jours et toute sa vie ce petit garçon vous fera l’affront d’être heureux et libre. Car non, vous n’aurez pas sa haine non plus. « 

 

@ L’Avenir -BW.12/11/2016.

Ndrl. Au moment où nos paroisses achèvent l'Année de la Miséricorde voulue par le Pape François, voici un très beau témoignage d'une victime des attentats du Bataclan à Paris l'an dernier.

13 novembre 2015 - 13 novembre 2016: Comment faire mémoire du drame et maintenir l'espérance dans la Vie et le dialogue avec les Musulmans de bonne volonté qui vivent parmi nous ? Evitons de les associer à ces jeunes terroristes fanatisés par des maîtres à penser cachés en Syrie ou ailleurs... et qui détestent notre société pluraliste et ouverte... @ Y.A.

11/11/2016

Mort de Léonard Cohen, chanteur canadien ce 10 novembre.

TRADUCTION YOU WANT IT DARKER - LÉONARD COHEN

 

Si c'est toi qui mènes la danse, je me retire du jeu

Si c'est toi qui panses, ça veut dire que je suis brisé, boiteux

Si la gloire est tienne, alors que la honte soit mienne

Tu veux rendre les choses encore plus noires

Nous détruisons la flamme

 

Que ton nom sacré soit magnifié, sanctifié

Dans le cœur humain, vilipendé, crucifié

Un million de cierges brûlent dans l'espoir d'un secours jamais trouvé

Tu veux rendre les choses encore plus noires

Hinéni, hinéni (me voici)

Je suis prêt, mon Dieu

 

Il y a un amant dans l'histoire

Mais le scénario reste le même

On chante une berceuse pour apaiser la peine

On trouve un paradoxe pour rejeter la faute

Mais c'est écrit dans les Saintes Écritures

Et cette affirmation n'est pas vaine

Tu veux rendre les choses encore plus noires

Nous détruisons la flamme

 

Ils alignent les prisonniers

Les gardiens pointent leurs armes

J'ai combattu quelques démons

Ils étaient issus de la classe moyenne, dominés

J'ignorais que j'avais la permission d'assassiner, de mutiler

Tu veux rendre les choses encore plus noires

 

Comme David Bowie, autre figure majeure de la scène musicale contemporaine disparu avant lui cette année, le chanteur canadien Leonard Cohen a légué un album testament hanté par la mort peu avant de s'éteindre. Décédé à 82 ans, Leonard Cohen avait sorti il y a quelques semaines son 14e album, "You want It Darker".

Avec sa voix grave murmurée, accompagnée cette fois d'une contrebasse, le poète se penche sur la condition finie de l'homme et interroge la nature d'un Dieu tout puissant.

Déjà largement abordé dans "Hallelujah" (1984), l'un de ses plus grands succès, sa relation avec Dieu s'affiche, cette fois, pour aborder la mort.

"Hineni, hineni / je suis prêt mon Dieu", chante Cohen de sa voix rauque avec les mots en hébreu signifiant "me voici".

La mort comme trame de l'album y dessine l'issue inexorable réservée au chanteur et rendue sans doute plus manifeste avec le décès en juillet de sa muse Marianne Ihlen, amoureuse devenue célèbre par le titre "So Long Marianne" (1967).

"Je ne veux pas de pardon / Non, non il n'y a personne à blâmer / Je quitte la table / Je suis hors-jeu", sont quelques-unes des paroles chantées en forme de mise en scène de sa propre fin.

Leonard Cohen avait consacré il y a quelques semaines sa dernière apparition publique à une séance d'écoute de son 14e opus dans sa demeure de Los Angeles. Malicieux, le poète avait alors lancé aux journalistes qu'"il avait l'intention de vivre éternellement" comme un pied de nez à un récent entretien accordé au magazine New Yorker dans lequel il se disait "prêt à mourir..."

L'album est sorti le 21 octobre, il y a à peine trois semaines. Le scénario ressemble à celui de David Bowie disparu le 10 janvier. Deux jours auparavant, le chanteur britannique, atteint d'un cancer non révélé au grand public, publiait pour son 69e anniversaire, "Blackstar", un dernier album sombre et un clip vidéo glaçant, intitulé "Lazarus", dans lequel il apparaît alité et hanté. "Blackstar" unanimement salué par la critique, montre un Bowie qui poursuit ses aventures musicales dans le jazz expérimental. Le morceau éponyme de l'album met en scène une femme qui découvre un astronaute mort sur une planète inconnue, interprété par ses fans à la lumière de la disparition du chanteur, comme la fin de "Major Tom", l'un des multiples personnages derrière lequel il se grimait.

 

"Quelque chose s'est produit le jour de sa mort

L'esprit s'est élevé d'un mètre et a fait un pas de côté

Quelqu'un a pris sa place et a courageusement crié,

je suis étoile noire, je suis une étoile noire".

23:53 Écrit par webmaster Saint-Martin | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le cardinal désigné invite à découvrir " la liberté de la foi"

Belgique: le card. désigné Jozef De Kesel invite à découvrir « la liberté de la foi »

Il souhaite une Eglise ouverte au monde et solidaire

 

« Une Eglise vivante, ouverte au monde » et qui soit « solidaire ». C’est le souhait de Mgr Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles (Belgique), qui sera créé cardinal par le pape François le 19 novembre 2016.

Dans un entretien accordé à Zenit, le cardinal désigné estime que les chrétiens doivent « accepter de tout cœur la culture dans laquelle nous avons à accomplir notre mission : une culture pluraliste, une société sécularisée ». « Cette culture est aussi une chance » car elle permet de « découvrir la liberté de la foi », ajoute Mgr De Kesel qui rejette les discours anti-moderne.

 

Zenit – Eminence, vous attendiez-vous à cette nomination ?

Mgr De Kesel – Je ne m’y attendais pas du tout. J’étais à Monaco pour la réunion des présidents des Conférences épiscopales européennes. C’était la fin, le dimanche après la messe. J’étais déjà dans le bus pour aller à l’aéroport et tout à coup des évêques sont venus me voir pour me féliciter. Je n’en savais rien. Je ne savais même pas que le pape avait l’intention de publier les noms. Je ne pouvais pas le croire, je n’y avais même pas pensé…

 

Comment voyez-vous cette nouvelle mission ?

La « création » aura lieu le 19 novembre. Je vais voir ce qu’on attend de moi à Rome. Peut-être dois-je devenir consulteur dans une congrégation mais pour le moment je n’en sais rien encore. Cette nomination est un signe de confiance du côté du Saint-Siège, pas seulement pour moi mais aussi pour notre Eglise en Belgique, qui vit certaines difficultés, confrontée à une culture sécularisée.

 

Quelles sont vos souhaits d’archevêque pour votre diocèse ?

Mon souci ici est de revitaliser un peu l’Eglise. Je pense que nous devons accepter de tout cœur la culture dans laquelle nous avons à accomplir notre mission : une culture pluraliste, une société sécularisée. C’est une conviction profonde en moi. Cette culture est aussi une chance, une grâce pour l’Eglise. En effet, auparavant les chrétiens étaient portés par la société elle-même. Ce n’est plus le cas mais cette nouvelle situation permet de découvrir la liberté de la foi. En tant que pasteur, je veux encourager nos communautés chrétiennes, je ne veux pas tenir un discours anti-moderne. C’est notre société, c’est dans cette société que nous sommes appelés à accomplir notre mission. Nous voulons une Eglise vivante, ouverte au monde, et une Eglise qui soit solidaire, même si elle est plus petite qu’auparavant. Les joies, les peines et les angoisses des hommes d’aujourd’hui sont aussi les joies, les peines et les angoisses des disciples du Christ. Je souhaite une Eglise qui a accepté la culture dans laquelle elle vit et qui s’ouvre au monde tout en restant fidèle au trésor qu’elle a reçu du Seigneur dans l’Evangile.

 

Avez-vous des priorités pour la pastorale des vocations ?

La question de la vocation c’est aussi la question de la revitalisation de nos communautés. C’est quand il y a des chrétiens que peuvent surgir des vocations. La pastorale des jeunes a toujours implicitement un pôle des vocations aussi, c’est évident, mais la question des vocations est celle de nos communautés chrétiennes en général.

 

Bruxelles, c’est aussi un carrefour européen : est-ce que cela donne un visage particulier à votre mission ?

Certainement. Peut-être cela a-t-il joué aussi pour le Saint-Père dans sa décision de me créer cardinal. Il y a ici le siège de la Commission des Episcopats de la Communauté européenne (Comece). Je pense qu’il y aura une certaine mission à y accomplir en tant que cardinal.

 

Quel est votre regard sur l’Europe ?

L’Europe est en crise et il s’agit aussi d’une crise « spirituelle ». Elle n’est pas simplement un marché commun. Dans les années 50, ce qui a inspiré les fondateurs était beaucoup plus profond, beaucoup plus vaste, que maintenant : c’était la question de la paix, de la justice. Aujourd’hui le projet européen est en question, notamment avec la montée des nationalismes. Mais je crois qu’il faut continuer, je crois que c’est un projet très important. Nous avons une riche tradition, l’Europe a quelque chose à donner au monde entier.

 

Comment l’Eglise en Belgique intervient-elle sur les questions éthiques ?

Nous vivons dans une société démocratique, il y a des lois, ce n’est pas l’Evangile ni la Charia ni la Torah qui décident de la loi. Mais l’Eglise est là et participe au débat de société. Elle appartient à la société civile et de ce fait doit faire entendre sa voix. En Belgique ce n’est pas facile pour nous sur nombre de questions éthiques. Il y a d’un côté la société démocratique qui décide et fait les lois et d’autre part la conscience du chrétien. A travers des chrétiens engagés en politique, nous pouvons faire entendre notre voix, être présents et participer à rendre la société plus humaine, plus fraternelle. Pour moi l’éthique englobe aussi la question du pauvre, la question du réfugié.

 

Avez-vous déjà rencontré le pape ?

Je suis allé à Rome le 29 juin dernier pour recevoir le pallium, en la fête des saints Pierre et Paul. J’ai pu échanger avec lui, il connaissait mon nom et est très accessible.

@agence Zénith-Rome-11 novembre 2016.

23:50 Écrit par webmaster Saint-Martin dans vicariat brabant wallon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cardinal désigné joseph de kesel |  Facebook |

09/11/2016

Reprise de la catéchèse

Après le congé de Toussaint, les jeunes de Profession de Foi se retrouveront dans les locaux paroissiaux à nouveau chauffé (merci à la Fabrique d'église !) ces dimanches 13,20 & 27 novembre à 9h.précises. Nous travaillons le thème " grandir" encore durant deux rencontres avant de préparer Noël.

11:23 Écrit par webmaster Saint-Martin dans catéchèse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Comprendre la fête du Christ-Roi (20 novembre)

7 clés pour la fête du   CHRIST   ROI

Clé 1. Nom de la fête

Un roi : une couronne, un sceptre, un trône… Même si des vitraux lui attribuent tout cela, cette image du roi correspond difficilement à ce que l’évangile nous dit de Jésus, dont nous voyons bien plus souvent la couronne d’épines et la croix…

La fête du Christ Roi est, non pas celle d’un évènement rapporté par l’évangile (comme Pâques ou Noël), mais bien une fête « théologique » (comme la Trinité ou le Sacré-Cœur), mettant en valeur une facette de la réflexion sur la révélation.

Depuis la réforme liturgique de 1969, la fête du Christ, roi de l’univers a été fixée au dernier dimanche du temps ordinaire (le 34e), fin novembre, juste avant que ne commence une nouvelle année liturgique avec le 1er dimanche de l’Avent.

Auparavant, elle se situait déjà vers la même époque, « comme le couronnement de tous les mystères du Christ et comme l’anticipation dans le temps de la royauté éternelle », le dernier dimanche d’octobre, à la veille de la Toussaint.

C’est une fête récente. Elle a été instaurée en 1925, par Pie XI, qui voulait ainsi lutter contre la déchristianisation de la société. Selon le missel de Dom Gaspard Lefebvre de1950, cette « royauté sociale » implique que le Christ soit reconnu « Roi des âmes et des consciences, des intelligences et des volontés » et aussi « Roi des familles et des cités, des peuples et des nations, le Roi de l’univers entier. »

Cette fête a pu donner lieu à des processions, accompagnées par exemple du chant « Parle, commande, règne. Nous sommes tous à toi. Jésus, étends ton règne. De l’univers, sois roi. »

Historiquement, c’est dans ce climat qu’est né le mouvement « Rex » et que s’est développé, dans les années 30, le slogan « AVV-VVK » (né en fait dès 1881), ainsi que le mouvement de jeunesse « Chiro ».

Quelques paroisses ou écoles se sont mises sous le patronage du Christ-Roi.

En adoptant la dénomination de « fête du Christ, roi de l’univers », on porte le regard plus largement sur l’aboutissement de la création, tel que saint Paul le présente.

 

Clé 2. Accents des lectures liturgiques en l’année A (Matthieu)

L’évangile est celui du jugement dernier qui présente la venue du Fils de l’homme (Mt 25,31) siégeant dans sa gloire et qualifié de « roi » au moment de juger. Ce roi révèle que ce que l’on a fait (ou non) au plus petit de ses sujets (tous les êtres humains), c’est à lui qu’on l’a fait (ou non) tout au long des jours. Nous sommes donc invités à vivre son « royaume » dès maintenant (Mt 25,31-46).

Saint Paul évoque aux Corinthiens une création nouvelle inaugurée par la résurrection du Christ qui règne jusqu’au jour où il aura détruit les puissances du mal et de la mort (1Cor 15,20-28).

Cela passe par le souci du soin de chaque brebis, comme l’exprime Ezéchiel (34,11-17).

Clé 3. Accents des lectures liturgiques en l’année B (Marc)

L’évangile retenu est, en saint Jean, celui de l’entrevue de Pilate et Jésus.

Pilate y pose la question « Es-tu le roi des Juifs ? ». Jésus y répond en sortant des limites d’un seul peuple, pour rejoindre « la vérité » à laquelle il rend témoignage et il invite tout homme à être à l’écoute. C’est ce qui donne tout son poids au dialogue : « Alors, tu es roi ? » - « Toi, tu le dis. », ou ‘A toi de le dire’ : cela dépend de toi de le reconnaitre ! (Jn 18,33-37)

Au début de l’Apocalypse, Jésus Christ est qualifié de « prince des rois de la terre », auquel nous sommes invités à adhérer (Ap 1,5-8).

La vision de Daniel est celle d’un fils d’homme venant avec les nuées du ciel, auquel sont données « domination, gloire et royauté » sur tous les peuples. C’est cette vision qui est à la source de l’attente de la venue du ‘Fils de l’homme’ (Dan 7,13-14) et qui est à la base de la présentation de Mt 25,31.

 Clé 4. Accents des lectures liturgiques en l’année C (Luc) en 2016 !

L’évangile de Luc met en valeur le titre de « roi » pour Jésus au moment de la crucifixion. Non seulement, il y a l’écriteau, mais encore les interpellations « Si tu es le Messie », « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même », en contraste auxquelles le ‘bon larron’ exprime sa confiance en Jésus et sa royauté : « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume », Jésus y répondant par sa promesse « Aujourd’hui » (Lc 23,35-43).

La perspective de la lettre de Paul aux Colossiens englobe tout l’univers réconcilié, accompli dans le Christ (Col 1,12-20).

La reconnaissance de David comme pasteur, roi d’Israël, nous est proposée comme figurant le Christ, nouveau David (2Sam 5,1-3).

  Clé 5. Saint Paul

A partir de sa vision de l’homme nouveau, né par la mort et la résurrection du Christ, Paul présente une perspective englobant toute l’humanité et même tout l’univers qui trouve son aboutissement, sa perfection, dans le Christ Pantocrator (tout-puissant) (Col 1,19-20 ; Eph 1,10). Une vue de l’évolution du monde que rejoint celle d’un Teilhard de Chardin au 20e siècle (dans Le Milieu divin, par exemple).

 

Clé 6. Le Royaume dans les évangiles

Une série de paraboles des évangiles de Mt, Mc et Lc présentent le Royaume de Dieu ou des Cieux sous deux aspects, notamment :

quelque chose de tout petit et source de vie (une graine, un peu de levain…)

et demandant une réponse immédiate (les vierges sages et folles, les invités aux noces, les deux fils…)

Aucune de ces paraboles n’oriente vers la royauté de Jésus lui-même : une seule évoque le Fils, l’héritier, que les ouvriers de la vigne vont tuer.

Bien sûr, on l’a souvent invoqué comme « fils de David », ou même acclamé à l’entrée à Jérusalem, le jour des Rameaux (Mt 21,5 ; Mc 11,10 ; Lc 19,38 ; Jn 12,13),  mais l’on sait que Jésus s’en méfiait (Jn 6,15) : son chemin est celui du Serviteur souffrant, élevé par Dieu (Is 52,13 ; 53,12).

   

Clé 7. Parmi nous

Jésus affirme que le Royaume de Dieu est proche, qu’il s’est approché, qu’il est parmi nous.

Cette proximité comporte deux aspects. On peut comprendre soit chronologiquement qu’il sera bientôt là, soit actuellement qu’il est à portée de la main : s’il est tout petit, un simple geste, une ouverture, un partage, permet de vivre déjà quelque chose du Royaume de Dieu.

Comment voir alors le Christ Roi ? Le jugement en Mt 25 nous dévoile la dimension profonde de la vie, de la relation : le Seigneur, le Roi y est présent. C’est là qu’est son Royaume. Il dépend de notre choix que nous vivions de cette vérité révélée (comme Jésus le dit à Pilate en Jn 18), de notre confiance en Jésus (comme l’exprime le bon larron en Lc 23). A nous à l’accueillir, non plus à Jérusalem (comme aux Rameaux), mais dans nos vies.

 

@ abbé Christian, le 08.11.2016

11:20 Écrit par webmaster Saint-Martin dans Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : clés poir comprendre la fête du christ-roi |  Facebook |